Camille se lance : son expérience et son livre Zéro Déchet

Comment de petits poussins, vus un jour tout changer : suite à une vidéo regardée sur Facebook, Camille est bouleversée. Elle qui n’est pas spécialement écolo, décide de tout changer. Elle ouvre un blog pour expliquer son choix à sa famille, ne se doutant pas de tout le chemin qu’elle allait parcourir. Deux ans plus tard, la voilà qui écrit un livre sur le Zéro Déchet pour les éditions Rustica !

Elle nous raconte son parcours, semé de quelques embûches, mais surtout de beaucoup de joies et de satisfactions, pour arriver à aujourd’hui ne produire qu’un bocal de déchet tous les deux mois.

Merci Camille pour ton partage et ton bonne humeur !

L’interview en vidéo

Et la version Podcast

Les trucs dont on parle dans l’interview, pour aller plus loin

► Le livre de Camille : Zéro Déchet de Camille Ratia
► Son blog : Camille se Lance
► Le livre La Famille presque Zéro Déchet (voir l’article Duel Famille Zéro Déchet vs. Béa Johnson)
► Le film Demain
► La Bande-dessinée Saison Brune, de Philippe Squarzoni
► Le reportage de L214 sur les poussins
► La vidéo qui explique l’impact carbone de la viande 

La retranscription écrite de l’échange

Aude
Bonjour Camille, bienvenue sur Ecologie Citadine.
Aujourd’hui on t’accueille pour nous parler de deux choses : ton blog sur le zéro déchet et dernièrement ton livre qui va avec.
Qui es-tu ? Comment est-ce que tu es venue au zéro déchet ?

Camille
Je m’appelle Camille et j’ai fait simple, je suis restée « Camille se lance ». C’était bien comme ça, parce que c’est un titre qui est assez générique, si je me lance sur autre chose que le zéro déchet, ça marche aussi.

J’ai bientôt 40 ans et je fais du zéro déchet depuis deux ans à peu près. Avant ça je n’avais pas une conscience écologique particulière. À l’adolescence et puis en étant jeune adulte, j’étais vraiment une très grosse consommatrice de tout un tas de choses : j’ai acheté plein de fringues, j’ai acheté plein de cosmétiques, je prenais la voiture dès que je pouvais…

Le point déclenchant

Il y a deux ans je suis tombée sur une vidéo de la L214 qui montrait, grosso modo, des images de petits poussins qui se faisaient broyer par une vis dans un… bref, voilà.

Aude
Oui, je vois très bien quelle vidéo…

Camille
Voilà, ça m’a vraiment choquée.

J’en ai parlé autour de moi, avec des collègues, à dire que j’aimerais bien quand même ralentir un peu ma consommation de viande et j’ai un collègue, notamment, qui m’a dit mais « si ça t’intéresse, en plus voilà de l’aspect souffrance animale le fait de manger moins de viande, tu sais, ça a un impact écologique.

C’est que la production de viande ça a un très fort impact carbone, un bilan carbone très important. Si tu veux te renseigner là-dessus je te conseille une très bonne bande dessinée qui s’appelle Saison Brune, d’un journaliste qui s’appelle Philippe Squarzoni. ».

C’est une bande dessinée qui fait 400 pages, qui parle de réchauffement climatique. Et on en prend plein la tête pendant 400 pages, c’est vraiment très difficile comme bande-dessinée mais ça m’a vraiment donné le déclic de me dire je fais plein de choses qui ne vont pas actuellement.

Il fait un constat : on va droit dans le mur en gros, mais ne donne pas de réponses et de clés.
Quelques semaines après, j’ai vu le documentaire « Demain ». Ça m’a fait vraiment beaucoup de bien : il y a plein de solutions, il y a plein de choses qu’on peut faire, donc c’était très positif !
Et juste après ça, je suis tombée sur le livre de « la famille presque zéro déchet » : la révélation !

C’est vraiment un livre qui m’a énormément apportée, parce que comme je voulais arrêter de prendre la voiture, j’avais commencé à beaucoup plus marcher à pied autour de chez moi, pour aller au travail. Je prenais mon petit sac et puis je ramassais les déchets en allant au boulot et en revenant chez moi. C’est sans fin, parce qu’il y en a tout le temps.

Plutôt que d’essayer de faire quelque chose à la fin, quand c’est trop tard, il faudrait qu’on essaye de se poser la question des déchets avant de les produire et le meilleur déchet c’est celui qu’on ne produit pas.

La réticence de la famille

Quand j’ai commencé à en parler à ma famille ça a été un petit peu compliqué. Mes parents ont pris ça plutôt bien, voilà ils ne se sont pas trop intéressés à la question, mais ils ont trouvé ça sympa qu’on fasse ça. C’est plutôt du côté de ma belle-famille… Mes beaux parents ont eu une réaction très comment dire… ?

Aude
Sur la défensive ?

Camille
Oui, voilà. En fait, ils ont eu peur que ça nous ferme des portes et que ça nous enferme. Moi je vivais et je découvrais des choses tellement positives que j’avais l’impression qu’il y avait un énorme creux avec ce qu’ils me renvoyaient comme image : « oui mais attention faut pas trop non plus », tout ça.
Moi au contraire j’avais l’impression que ça m’ouvrait à plein, plein de perspectives.

Aude
Ah non, il vaut mieux garder quelques déchets quand même, ça peut toujours servir. {rires}

Camille
Ils m’ont dit « parce que dit nous on a des amis, à partir du moment où la nourriture avait touché un Tupperware en plastique, ils ne voulaient plus y toucher et on trouve ça quand même super extrême. Du coup ils ne voyaient plus personne à cause de ça ».
Donc je pense qu’ils ont eu une mauvaise expérience et ils avaient peur que ça nous arrive.

Le début du blog

Du côté de ma belle-famille, comme ils sont un peu tous éparpillés dans le monde, du coup ils tiennent un blog familial. Donc je me suis dit, « je vais écrire un billet sur le blog familial pour leur expliquer la démarche de zéro déchet ». J’ai commencé à faire la liste de tout ce que je voulais leur expliquer :

  • alors il faut que je leur parle du composteur
  • il faut que je leur parle du panier bio auquel on s’est abonné
  • il faut que je leur dise que je me suis fait des petits sacs à vrac
  • et puis il faudrait que je mette un tuto couture pour les sacs à vrac
  • et puis que je parle de lessive

En fait j’avais tellement de choses à dire que je me suis dit « mais ça ne rentrera jamais dans un billet de blog ! ». Et comme mon chéri est développeur web il m’a dit « je te fais un petit blog rien que pour toi et puis tu écris quelques billets, tu vois si ça te tente, si tu trouves ça sympa et puis tu verras bien. »

La démarche se propage

Et puis j’ai commencé à en parler un peu aux amis, aux collègues… Il y a une collègue qui m’a dit « si je l’avais lu de la part de quelqu’un que je ne connaissais pas, je ne l’aurais pas fait, j’y aurais pas cru et ça m’aurait pas intéressée. Mais, là parce que c’est toi et que je te connais, du coup je vais le faire ».

Aude
Tu as vu que tu commençais à avoir un impact autour de toi, sans le vouloir en fait !

Camille
J’ai un ami qui m’a dit « ton histoire de zéro déchet, c’est super, mais alors moi je ne m’y mettrai jamais ! ». Et maintenant il fait sa lessive lui-même, il va faire ses courses dans un magasin en vrac Day-by-Day, il a ses petits sacs en vracs en tissu, il a un lombricomposteur, enfin il est fond quoi.
Donc j’ai vraiment trouvé ça super de pouvoir à mon tour apporter ce que je savais, les petites connaissances que j’avais acquises en bouquinant, en farfouillant à droite à gauche sur le net, etc.

Aude
Et ton chéri, justement, comment il a pris ça lui ?

Camille
Alors j’ai beaucoup de chance parce qu’il est complètement à fond avec moi dans la démarche dès le début.

Aude
Il t’a suivi dès le jour 1, il a été embarqué avec ça…

Peut-on vraiment faire 0 déchet ?

Camille
Oui et ça c’est vrai que c’est précieux, parce qu’il m’a suivi tout de suite.
Deux mois de déchet dans un bocal

Aude
Avant le début de l’interview tu m’as montré ton petit trophée, ta petite poubelle. Alors, montre nous ça.
{Camille montre son bocal).
Donc ça, cela représente combien de temps ?

Camille
Ça c’est deux mois, deux mois de déchets. Donc je ne suis pas encore comme Béa Johnson ou la Famille presque zéro déchet, parce que ça c’est leurs déchets pour un an à peu près et ils sont quatre et nous on est deux

Aude
C’est déjà très bien, hein, bravo !

Camille
Ce qui est drôle c’est qu’on pourrait se dire : « hein mais attend, elle écrit un livre sur le zéro déchet, mais elle a encore des déchets ».

Aude
Ouais, non mais, même Béa Johnson, comme tu viens de le souligner, alors que c’est quand même la grande prêtresse du zéro déchet, elle a encore son petit bocal. Donc zéro c’est quand même…

Camille
Mais c’est ça en fait. C’est que souvent quand on parle zéro déchet à des personnes qui ne connaissent pas la démarche elles se disent que ce n’est pas possible. Et effectivement je pense que ce n’est pas possible. Même si de toute façon on ne jetait plus rien dans sa poubelle on continue à avoir besoin d’acheter des vêtements, d’avoir de l’électricité… on consomme, donc c’est normal qu’on ait des déchets.

Le zéro déchet pour moi c’est un cheminement en fait et c’est juste essayer de trouver des petites alternatives, des petites solutions pour réduire ses déchets. Je crois à fond au fait qu’il faut que ça reste une démarche qui est plaisante à faire.

Cela ne doit pas être une contrainte ou alors c’est une contrainte, comme dit Pierre Rabhi, une sobriété heureuse. C’est une contrainte que tu acceptes de te mettre parce que tu y trouves des choses plus positives que contraignantes finalement.

Chacun prend sa part de responsabilité

Je crois à fond au petit colibri parce que je le vis au quotidien en fait. Et c’est vrai que là aussi c’est quelque chose que j’ai parfois du mal à faire passer à des personnes qui n’y croient pas, comme mes beaux-parents par exemple qui me disent « mais ton histoire de colibri, à notre échelle on ne peut rien faire, c’est à l’échelle des politiques, c’est les industriels qui polluent ».
Je pense qu’effectivement on a besoin des politiques, on a besoin de légiférer sur certaines choses, on a besoin que les industriels fassent des efforts, mais de toute façon tout ça ils ne le feront pas si nous à la base on ne dit pas « non mais ça ne va pas, on ne veut pas ».

Aude
{plaisantant} En plus on est quand même bien plus nombreux que les politiques, il ne faut pas l’oublier !

Et je trouve que c’est un peu aussi une façon de se déresponsabiliser en fait, de dire « ah bah non ce n’est pas de ma faute, je ne peux rien faire. C’est comme des enfants en fait « ah bah non ce n’est pas moi ». On est grands, on est des adultes, on peut prendre nos responsabilités et s’occuper déjà de ce qui se passe à notre échelle.

Camille
C’est vraiment ce côté de venir consom’acteurs, de reprendre le pouvoir sur sa consommation. Quand tu dis « pouvoir d’achat », ce n’est pas juste achat, il y a le « pouvoir », le mot « pouvoir » qui est super important.

Aude
Tu disais que tout avait commencé par une vidéo sur des poussins. Donc en parallèle tu as changé votre façon de consommer, forcément, mais aussi de t’alimenter ?

Camille
Oui, oui, complètement. Alors je ne suis pas végétarienne, je suis on va dire flexitarienne, apparemment (ndlr : manger de la viande très occasionnellement, lors des événements sociaux par exemple).

L’erreur : vouloir tout changer du jour au lendemain

Aude
Est-ce qu’il y a eu des grosses difficultés ou une grosse difficulté que tu as rencontrée ?

Camille
Peut-être grosse difficulté ça a été de tout vouloir faire tout de suite. Quand j’ai lu le livre de la Famille presque zéro déchet, j’ai trouvé ça tellement génial que j’ai fermé livre et je me suis dit « ok je ne vais plus acheter d’emballage ». Du jour au lendemain.

Le truc c’est que moi je n’étais pas du tout préparée et je suis allée au Leclerc, parce que je faisais toujours mes courses au Leclerc.

Et je suis arrivée et tu fais « alors les yaourts, non non pas les yaourts. Alors ça.. non, pas ça non plus… ». Et ben je suis ressortie les mains vides en fait. Si tu continues à courses dans un supermarché conventionnel, tu ne peux pas faire de zéro déchet.
Tu arrives dans le magasin bio : déjà tu n’as pas amené tes bocaux et tu n’as pas tes sacs en tissu, ni rien, donc tu prends un sachet en papier. Alors, tu es là « ce n’est pas très grave un sachet en papier, mais j’avais dit que j’étais zéro déchet ».

Et puis après tu te rends compte que magasins bio, eux, ce n’est pas forcément leur cheval de bataille le zéro déchet, donc ils ont des fruits et des légumes qui sont emballés. Il y a quand même beaucoup d’emballages.

Donc après tu commences à te poser des questions, mais c’est un problème qui est insoluble. Est-ce que j’achète local mais c’est emballé, est-ce que j’achète du bio mais ça vient du Pérou et ce n’est pas emballé, est ce que… Tu commences à te dire « mais attends, je fais le zéro déchet parce que je veux réduire mon impact carbone, donc forcément je ne vais pas faire venir un truc de l’autre bout du monde et en plus des tomates en décembre c’est stupide ».

Donc en fait ça met en place tout un tas de choses autre que vraiment l’emballage en lui-même, c’est vraiment la provenance. Donc tu essayes de chercher du local et puis des légumes de saison et si possible si c’est bio en plus c’était top, parce que tu sais que les pesticides, tout ça, tout ça.

Donc nous on s’est abonné à un panier bio.

Accepter de progresser petit à petit

C’est vraiment un gros gros changement de vie en fait si tu veux tout faire d’un coup, parce qu’il faut que tu réussisses à trouver des nouveaux magasins, des nouvelles habitudes, des nouvelles recettes…

Au début, les trois premières semaines je me suis rendue malheureuse, parce que je voyais bien que je n’allais pas y arriver si je voulais tout faire d’un coup. Là mon chéri m’a dit « non mais, ne t’inquiètes pas, Rome ne s’est pas construite en un jour, on va trouver des solutions, mais on va avancer pas à pas. On va remplacer des petites choses par d’autres petites choses et puis voilà ça va se faire ».

Aude
Oui, c’est important de le souligner, parce que c’est vrai qu’on peut décourager en se disant que ça ne sert à rien, culpabiliser… Alors qu’en fait l’important c’est de commencer, c’est de se lancer.

Le livre zéro déchet de Camille

Tu as été contactée pour faire une version livre de tous tes conseils, pour que ça profite à encore plus de gens. Est-ce que tu peux nous le montrer, nous en parler. Mais qu’est-ce qu’il y a dedans ?

Camille
Ça c’est moi qui l’ai fait {rires}. Je suis vraiment comme une gamine, parce que super contente.
Ce sont les éditions Rustica en fait qui m’ont contactée, il y a un peu plus d’un an : « je suis tombée sur votre blog et je le trouve vraiment très sympa est-ce ce que vous accepteriez de faire quelque chose pour nous » ?

Moi je lui réponds tout de suite : « oui, bien sûr, on serait combien » ? Je pensais à un truc un peu participatif, j’écris un chapitre.

  • Rustica : « – non, non, vous êtes toute seule ».
  • Camille : « – Ok ».
  • Rusicta : « – Et puis c’est un livre ».
  • Camille : « – Ok ».
  • Rusicta : « – Et puis vous avez carte blanche ».
  • Camille : « – Ok ! ».

J’ai écrit en quelques mois un petit bébé de 175 pages. Sachant qu’au début je me suis dit que comme j’avais déjà beaucoup écrit sur le blog : « ça va être facile, je vais faire des copier-coller de mon blog ». Sauf qu’on n’écrit pas du tout un livre comme on écrit un blog !

Une démarche progressive

J’ai vraiment voulu un livre qui soit à destination des personnes qui ont déjà un peu commencé le zéro déchet, qui voudraient avoir des conseils un petit plus pointus, mais aussi à l’intention des personnes qui débutent complètement.

Il y a des petites sections comme ça : si vous débutez, vous pouvez commencer par ça, si vous êtes un peu plus avancé vous pouvez commencer par ça, vous pouvez faire ça…

Aude
Oui, c’est des changements d’habitudes, c’est ce que tu disais. Cela répond vraiment à ce que tu disais, des difficultés de ne pas pouvoir tout faire d’un coup, mais on peut on peut y aller par étapes.

Camille
On a le droit de se décourager, ce n’est pas grave, on a le droit de revenir en arrière. Généralement on ne le fait pas, pas parce qu’on aime tellement la démarche zéro déchet qu’on ne revient pas en arrière {rires}.

J’ai pas mal de personnes qui me disent « mais je n’y arriverai jamais ». Mais il ne faut pas se comparer aux autres, parce que moi-même je me dis que je n’y arriverai jamais par rapport à Bea Johnson par exemple. En fait il faut se comparer à soi-même.

Moi je suis super contente parce qu’il y a encore un an je jetais une poubelle tous les mois et maintenant je jette une poubelle tous les 4 mois.

Une démarche très vaste

Aude
Tu dirais que ça t’a apporté quoi finalement ?

Camille
C’est tellement vaste !

Aude
C’est un peu vaste comme question, mais c’est vrai que justement comme tu disais tout à l’heure, il faut que la pénibilité qu’on peut avoir est largement compensée par ce que ça apporte. Et ça, ce n’est pas forcément facile à comprendre quand on l’a pas fait.

Camille
Oui, oui. C’est tellement vaste. Ce n’est vraiment pas juste une histoire de poubelles, c’est beaucoup beaucoup plus que ça. C’est que tu refais attention à ton alimentation, tu vas faire attention aux perturbateurs endocriniens, à ta consommation d’électricité, tu vas faire attention à réparer les choses plutôt que dès que ça casse de les jeter. Tu peux plutôt acheter d’occasion aussi.

C’est vraiment très très vaste. Sur les cosmétiques : tu fais aussi plus attention à ce qu’il y a dans les cosmétiques.
Ça touche vraiment à tous les pans de ta vie en fait.

Une grande dimension humaine

Là où ça m’a énormément apporté c’est que je suis une personne plutôt timide et ça m’a fait connaître énormément de monde. Cela m’a fait rencontrer beaucoup de gens et ça m’a fait rencontrer des personnes qui sont formidables. Ne serait-ce que dans ma dans ma ville, j’ai rencontré plein de gens supers.

On a monté une association Zéro Déchet Touraine qui est super active.
J’ai des petites épicières qui vendent du vrac, j’adore aller les voir. Tu vois je préfère mille fois passer deux heures à faire le marché et puis aller à mon épicerie en vrac papoter avec elles, plutôt que passer une heure à pousser un caddie.

Donc quand on te dit le zéro déchet ça prend du temps, peut-être, mais c’est un temps qui est tellement plus qualitatif que de faire bêtement ses courses. C’est pas comparable en fait.

Changer pour devenir une meilleure version de soi-même

C’est une boîte à outils intellectuelle je trouve. J’ai lu plein de bouquins que je n’aurais jamais lus et je me suis intéressée à des sujets auxquels je ne me serais pas forcément intéressé, je me suis mise à la couture, j’ai testé le tricot, enfin plein de choses quoi !

Aude
C’est vrai, on ne se rend pas forcément compte que finalement cette démarche écologique/zéro déchet, enfin pour tous où tout ce qui va avec, quelque part c’est une démarche de développement personnel en fait.

Camille
Oui, complétement

Aude
On se sent mieux. C’est pour se sentir plus en accord avec soi, avec la planète, finalement ça améliore sa qualité de vie et tout ce qu’il y a autour.

Camille
C’est une grosse dose de bienveillance envers soi, envers les autres et envers voilà envers la planète effectivement.

Aude
Dernière question : c’est quoi le futur du blog ?

Camille
Pour moi c’est vraiment un moment d’écriture juste pour le plaisir du partage, donc tant que j’ai des choses à dire je continuerai à raconter ma petite vie. Et puis voilà, peut-être que ça va partir sur autre chose, qu’on va s’éloigner du zéro déchet pour aller vers un autre thème, je ne sais pas.

Aude
Alors, pour le savoir il faudra continuer à lire ton blog {rires} !
[Musique]

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